Affichage des articles dont le libellé est Culture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Culture. Afficher tous les articles

mardi 19 juin 2012

Ouvrir les Yeux


Le dimanche 1er juillet, au Palais des Congrès du Touquet, vous avez l'occasion de vous offrir une belle photo, tout en soutenant la recherche médicale. L'association Ouvrir les Yeux y organise une vente aux enchères de tirages au profit de la lutte contre les maladies du nerf optique. 


137 images produites par des photographes au nom parfois prestigieux - comme Marc Riboud, Jane Evelyn Atwood ou Jean-Marc Bugat, et j'en passe - mais aussi par une nouvelle génération de photojournalistes moins connue du grand public mais tout aussi talentueuse, avec, parmi d'autres, Florence Gaty, Corentin Folhen, Lizzie Sadin, Cyrus Cornut, Fréderique Jouval, Guillaume Collanges, Jeromine Dorigny, Cedric Faimali...
  
Vous pouvez voir un diaporama du catalogue de la vente en ligne ou le télécharger en pdf (10 Mo).
 
Le résultat de la vente, sous l'égide de Maître Henri Anton, sera reversé pour moitié à l'association et pour moitié au photographe.
Alors tout ça est très bien, et 'ouvrir les yeux',  c'est ce qu'essaye aussi de faire ce blog à sa façon, mais quel rapport avec la Colombie, me direz vous... ??



Et bien tout simplement, parmi les photographes participant à la vente, et aux côtés de ses collègues Fabrice Dimier et Guillaume Plisson, du collectif Libre arbitre,  figurera le principal contributeur de photos de Colombia Tierra Herida, Damien Fellous, qui y proposera un tirage extrait de sa série Les Guérill'Ados de l'ELN, un sujet effectué entre 2007 et 2008, récompensé par un coup de cœur à la Bourse du Talent Reportage en 2008 et par le prix spécial du jury aux Days Japan International Photojournalism Awards en 2009. 

Colombie, 24 décembre 2007. Katia et Liza, jeunes guérilleras de l'ELN (Ejercito de Liberacion Nacional, Armée de Libération Nationale).
Sur le t-shirt de Katia on peut lire l'inscription floue "Demasiado sexo nubla la vista" (Trop de sexe trouble la vue).
Tirage 50x75 cm, contrecollé sur une planche d'aluminium de 2 mm. Photo : D. Fellous/Libre arbitre.

Et comme les 50% du produit de la vente revenant au photographe lui serviront à financer les prochains reportages qui nourriront les posts de ce blog, en achetant ce tirage, vous soutenez à la fois la recherche médicale et la presse indépendante !! 

Deux bonnes actions pour le prix d'une, et un tirage de qualité dans votre salon en prime, que demande le peuple ?

lundi 23 mai 2011

Des néos-nazis en Colombie

Le numéro du mois de mai de Don Juan (un genre de Newlook en plus soft) entraine ses lecteurs au cœur de la nébuleuse néo-nazi colombienne. Dans un reportage qui hésite entre stupéfaction, inquiétude et ironie, le journaliste Daniel Vivas Barandica et le photographe Juan Pablo Gutierrez nous font pénétrer les coulisses du parti Tercera Fuerza Nación (Troisième Force Nation), le plus important groupe néo-nazi colombien, à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de naissance d'Adolf Hitler célebré dans un hôtel de la capitale le 16 avril dernier.

Barranquilla, le 21 février 2009. Un homme déguisé en Adolf Hitler pendant un défilé du Carnaval. Photo : D. Fellous/Libre arbitre

Pour ceux qui, comme l'auteur de cette note, sont originaire d'un pays européen où ce genre de folklore nauséabond est interdit et l'apologie du Troisième Reich susceptible d'entrainer des poursuites judiciaires, la découverte du fait que des organisations se réclamant ouvertement nazies aient pignon sur rue peut surprendre, et même choquer. Malheureusement, Colombia Tierra Herida avait déjà eu l'occasion de se rendre compte de la relative intégration de ces mouvements dans la population colombienne, notamment lors de la marche pour la libération des otages aux mains de la guérilla des FARC, le 20 juillet 2008, à laquelle s'était joint un cortège relativement conséquent de Tercera Fuerza Nación.

Bogotá, le 20 juillet 2008. Néo-nazis du parti Tercera Fuerza Nacion pendant la marche pour la libération des otages des FARC.
Photo : D. Fellous/Libre arbitre

Arborant des croix gammées sur leurs bombers, agitant des drapeaux frappés de la croix celtique et exécutant force saluts romains, la petite centaine de cranes rasés qui défilaient sous des banderoles "Colombie réveille-toi" ou "Socialisme national" n'avaient pas été rejetés par les autres manifestants, certains allant même jusqu'à les applaudir lorsqu'ils criaient des slogans comme "Ni droite, ni gauche, une seule nation".


Barranquilla, le 21 février 2009. Un homme déguisé en Adolf Hitler se fait offrir
un verre de rhum par un spectateur. Photo : D. Fellous/Libre arbitre
Plus troublant encore, lors du Carnaval de Barranquilla en février 2009, on avait pu remarquer un homme déguisé en Hitler se pavanant sur le parcours des défilés en levant le bras droit. Même avec l'alibi possible de la parodie, et sachant, tout étant permis carnaval oblige, que l'on pouvait voir nombre de costumes de guérilleros des FARC et de paramilitaires au milieu des Uribe, des Chavez, ou des Ingrid Betancourt, il y avait quelque chose de différent avec ce personnage. Tout d'abord la tradition veut plutôt que les déguisements "politiques" soient liés à l'actualité, nationale ou internationale, (cette année-là par exemple, il y avait beaucoup de Barack Obama, récemment élu, ou de David Murcia Gomez, le responsable de la gigantesque escroquerie pyramidale qui avait ruiné plusieurs départements et nourri la chronique judiciaire des derniers mois). Surtout son attitude tranchait avec les autres, il affichait une fierté et une jubilation manifeste, qui laissait supposer qu'il profitait de l'occasion pour crier haut et fort ce qu'il taisait toute l'année, et que contrairement au reste du monde, le jour du carnaval était le seul où il ne se déguisait pas. Ici non plus,  l'homme ne paraissait pas soulever la moindre gêne chez les spectateurs, nombreux se pressant pour le saluer, lui offrir à boire ou se faire photographier à ses côtés. Groß Rigölad !! Un historien allemand nous résumait récemment ses recherches faisant apparaitre une forte influence de l'idéologie nazie en Colombie jusque plusieurs années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale - un héritage qui serait encore particulièrement vivace dans l'armée - et qui pourrait expliquer la permanence de ce courant de pensée dans le pays et la quasi bienveillance dont il bénéficie de la part d'un secteur de l'opinion. Nous lui demanderons s'il veut bien nous éclairer sur le sujet avec un article pour Colombia Tierra Herida.
 

Bogotá, le 28 juin 2009. Contre-manifestation du groupuscule d'extrême-droite Tercera Fuerza Nación le jour de la Gay Pride.
"Par respect aux familles et à nos enfants colombiens, plus de tolérance avec l'anti-naturel". Photo : D. Fellous/Libre arbitre


Bogotá, le 28 juin 2009. Les participants à la Gay Pride conspuent les quelques
militants néo-nazis venus les insulter. Photo : D. Fellous/Libre arbitre
On se rassurera tout de même quand au degré de pénétration réelle de ce genre d'idées dans la société civile colombienne en observant que lorsque le groupuscule cité plus haut convoque en juin 2009 une contre-manifestation le jour de la Gay Pride à Bogotá pour stigmatiser les "anti-naturels", ils rassemblent péniblement une vingtaine de skin-heads, et restent retranchés derrière un cordon de  policiers face aux quolibets de dizaines de milliers de manifestants pour la tolérance et la diversité.


Ouf.



 
PS : Pour le titre j'avais pensé à plusieurs bons mots, comme "Têtes propres et mains hautes", "Crâne pas, t'es chauve !",  "Hitlérien à battre", ou "Enquête de mollesse skin" mais comme en fait ça ne me fait pas tant rire que ça (je parle du sujet, bien sûr, pas de mes calembours qui sont excellents...), j'ai finalement opté pour du purement factuel.
 

mardi 17 mai 2011

Shakira offre une guitare à Chavez

La star colombienne, qui était en tournée en mars au Vénézuela, a autographié six guitares pendant son séjour, dont l'une a été envoyée au président Hugo Chavez, actuellement en convalescence pour des problèmes au genou. La nouvelle a été annoncée la semaine dernière par le ministre vénézuelien de la Communication, Andrés Izarra, sur son compte Twitter, accompagnée d'une photo de l'instrument, une guitare électrique rouge. Dimanche, Chavez a remercié la chanteuse pour le cadeau, et déclaré l'avoir appris par le biais de la plateforme de microblogging. 
"Je n'étais pas au courant pour la guitare de Shakira. Il faut la remercier. Elle m'est arrivée hier soir, et je suis resté jusqu'à une heure du matin, avec le genou comme ça, immobilisé, avec de la glace, à composer des chansons. (...) Elle est très moderne, c'est une guitare électrique, je n'ai pas l'habitude...".

Caracas, le 2 juillet 2006.  Un participant à la Gay Pride dans la capitale vénézuelienne, travesti en Shakira,
la principale rockstar colombienne. Photo : D. Fellous/Libre arbitre

Les attachés de presse de la chanteuse ont tenus à faire savoir que celle-ci n'était pas directement à l'origine du présent, mais que c'étaient les organisateurs de la tournée qui lui avaient demandé de signer les guitares, dont ils avaient ensuite disposé à leur gré. Ils n'ont cependant pas condamné le geste, ajoutant au contraire qu'ils espéraient que de tels gestes "contribuent à continuer à unir les citoyens des deux pays si proches et fraternels comme le sont la Colombie et le Vénézuela."

Reste à écouter les compositions d'Hugo Chavez, et à voir si le résultat ne risque pas plutôt de tendre les relations entre les deux pays, l'enregistrement ci-dessous, où il entonne Pero Sigo Siendo El Rey (Mais je reste le Roi, un tube du chanteur mexicain José Alfredo Jimenez), laissant craindre que la voix du leader vénézuélien ne soit suceptible d'aggraver les terribles chutes de pluie que subit la Colombie depuis plus de six mois...
 


lundi 2 mai 2011

Ben Laden déclaré mort après une opération américaine au Pakistan

Ce matin, la presse tite sur la mort de Ben Laden, tué lors d'une opération des forces spéciales nord-américaines dans un complexe résidentiel pakistanais où il vivait avec sa famille.

Irlande, 2007. Photo : F. Dimier/Libre arbitre

On peut avoir quelques doutes sur l'authenticité de cette information, et croire que le dirigeant d'Al Qaeda était déjà mort depuis longtemps, enseveli sous les tonnes de bombes déversées sur les grottes de Tora Bora dès les premières semaines de l'intervention en Afghanistan, époque depuis laquelle les seules preuves de vie du terroriste ont été des enregistrements audio, "authentifiées par la CIA", et plus une seule vidéo, allez savoir pourquoi. D'autant que, selon les infos publiées ce matin, le corps aurait été jeté à la mer, la seule preuve valable disparaissant du même coup, puisque seuls seront présentés des vérifications ADN,  pour lesquelles il faudra faire totale confiance à la source citée ci-dessus.

Même si il s'avérait que l'opération était réelle, et que Ben Laden n'était mort qu'hier, on est aussi en droit de se poser des questions sur sa réalisation, qui a abouti à la mort d'un homme dont le procès eut certainement apporté beaucoup de réponses aux questions toujours en suspens sur les attentas du 11 septembre. Il semble qu'une fois localisé, il était possible d'encercler le bâtiment avec beaucoup plus de soldats pour réussir à l'arrêter plutôt que d'envoyer un petit commando qui n'a pas eu d'autre solution que de l'abattre.

Tout ceci est fort intéressant, me direz-vous, mais quel est donc le rapport avec la Colombie qui justifie la présence de ce billet sur Colombia Tierra Herida ?

Et bien le rapport, c'est une vidéo du chanteur de Vallenato Lucho Coba, ce genre musical qui fait fureur en Colombie, passablement éméché mais de fort belle humeur, interprètant en live une chanson sur Oussama Ben Laden devant un public vaguement dubitatif. Un grand moment. ¡ Que bailen, carajo !


lundi 11 avril 2011

Lagrimas, le clip de Liz Porras Bernal sur son frère "Faux Positif"

Soacha, Octobre 2009. Liz, à coté de sa petite nièce Aïcha, a créé le groupe de rap Enigma Urbano avec son compagnon Helder Montaña
pour dénoncer la politique massive d'exécutions extra-judiciaires pratiquée par l'armée et dont son frère a été l'une des victimes.
Photo : D. Fellous/Libre arbitre
 
La chanson s'appelle Lagrimas, Larmes, et Liz l'a écrite en mémoire de son frère, Fair Leonardo, handicapé mental enlevé et assassiné par l'armée colombienne en 2008, puis présenté comme un guérilléro tué au combat, une pratique connue sous le nom de "Faux positifs", dont nous déjà parlé ici

Le clip , réalisé par David Muñoz a été présenté le 7 avril à la cinémathèque de Bogotá.



Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger le pdf d'un article de Grazia, paru en novembre 2009 et qui traite du cas de Fair Leonardo, ainsi que d'autres victimes d'exécutions extra-judiciaires.

samedi 26 mars 2011

Cérémonie d'offrandes pour les Droits de la Mère Nature

La 4e Rencontre Régionale des Peuples Autochtones (4° Encuentro Distrital de Pueblos Indigenas), Renace Bakatá (Bakatá renaît, Bakatá étant le nom du village Muisca qui se trouvait à l'emplacement sur lequel les Espagnols fondèrent Bogotá lors de la conquête), se déroule dans la capitale colombienne du 18 au 27 mars. 

Bogotá, le 25 mars 2011. Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la Place Bolivar pour participer à une cérémonie d'offrande
aux éléments de la Mère Nature. Photo : D. Fellous/Libre arbitre.

Les peuples autochtones, originaires de la région ou déplacés par le conflit ou pour des raisons économiques, sont représentés à Bogotá par cinq cabildos (conseils municipaux) - Muiscas de Bosa et Suba, Ambiká Pijao, Kichwa et Inga - , par l'ASCAI (Association de Cabildos Indigenas), et par quatre organisations d'ordre national enregistrées auprès du Ministère de l'Intèrieur et de la Justice : l'ONIC (Organisation Nationale des Indigènes de Colombie), l'AICO (Association des Autorités Indigènes de Colombie), le CIT (Confédération Indigène Tayrona) et l'OPIAC (Organisation des Peuples Indigènes de l'Amazonie Colombienne). Par ailleurs, se développe dans la ville des processus d'organisation d'autres communautés indigènes, Nasa, Yanakona, Pasto, Misak, Waunan, Huitoto, Tubu, Wayuú, Arhuaco et Coreguaje, et l'on note aussi la présence de peuplements Embera Katio, Muinane et Kamentsa, entre autres.

Bogotá, le 25 mars 2011. Indien Arhuaco et passante sur la place Bolivar. Photo : D. Fellous/Libre arbitre

L'objectif de cette rencontre est de favoriser les connexions entre ces différents peuples, leurs organisations representatives - reconnues ou non par le gouvernement - et les habitants de Bogotá en général, et ainsi de renforcer les identités propres, de confronter les réflexions et coordonner les actions, et enfin de donner une visibilité aux expressions culturelles, artistiques et traditionnelles des peuples indigènes installés à Bogotá.

Bogotá, le 25 mars 2011. Le Taïta (médecin traditionnel) Victor Jacanamijoy, une des principales autorités politique et spirituelle
du peuple Inga  à Bogotá (originaire du Putumayo, dans la partie amazonienne de la Colombie), fait passer un bol de chicha
(boisson à base de maïs fermenté) aux officiants qui l'accompagnent lors d'une cérémonie d'offrande à l'Eau pendant la 4e
Rencontre Régionale des Peuples Indigènes. Photo : D. Fellous/Libre arbitre

Dans le cadre de cette rencontre, et après plusieurs jours de discussions sur le territoire, l'autonomie, les politiques publiques et le gouvernement autochtone, les indiens ont investi pendant trois jours la Plaza Bolivar, la place centrale de Bogotá, pour établir une foire d'artisanat indigène, et surtout une grande cérémonie de Pagamiento (paiement, offrande) pour les Droits de la Mère Nature.

Bogotá, le 25 mars 2011. Fruits, graines, bougies, chocolat et plumes sont brulés en offrande aux quatre éléments.

 Un extrait vidéo de la cérémonie à l'Eau, dirigée par le Taïta Victor Jacanamijoy :


 (© D. Fellous/Libre arbitre)

Attirés par un concert réunissant plusieurs formations de musique traditionnelle andine ou amazonienne avec quelques groupes de rock, de rap et de reggae, des milliers de personnes ont assisté et participé aux rituels effectués  pour les quatre éléments aux quatre points cardinaux de la place par des shamans et des autorités spirituelles originaires de différents peuples indigènes.

Bogotá, le 25 mars 2011. Un membre de l'Ejercito de la Paz (l'Armée de la Paix), un groupe de semi-illuminés humanistes, profite de la
foule rassemblée pour le concert de soutien à la 4e Rencontre Régionale des Peuples Indigènes pour s'imaginer haranguer un large public.
Photo : D. Fellous/Libre arbitre

Et pour conclure en musique, un petit extrait vidéo du concert :


 (© D. Fellous/Libre arbitre)

lundi 13 septembre 2010

"Je reviens tout de suite", Une exposition sur Carlos Pizarro.


Carlos Pizarro Léongomez était le dirigeant du M19, un des nombreux mouvements de guérilla colombien, qui a signé les accords de paix avec le gouvernement -  la démobilisation contre l'amnistie et l'organisation d'une assemblée constituante - qui ont abouti à la nouvelle Constitution de 1991. 

Bogotá, le 22 juillet 2010. Des manifestants hissent le drapeau du M19 face au Sénat
colombien, sur la statue d'un Simon Bolivar encagoulé, lors de la marche pour
la Deuxième Indépendance. Photo : D. Fellous/Libre arbitre

Une paix chère payée par le M19, dont des milliers de militants ont été victimes dans la décennie qui a suivi d'attentats, d'assassinats et de disparition forcée, à commencer par Carlos Pizarro lui-même, assassiné 48 jours à peine après son retour à la vie civile. 


Une exposition est organisée par sa fille sur le parcours de cette homme charismatique et ses efforts en faveur d'un processus de paix en Colombie, depuis sa désertion des rangs des FARC en 1973 (en laissant une note : "je reviens tout de suite...") jusqu'à sa mort en 1990 sous les 15 balles du sicario (tueur à gages) engagé par Carlos Castaño, alors dirigeant des AUC (Autodéfenses Unies de Colombie, groupe paramilitaire d'extrême-droite), en passant par la prise du Palais de Justice de Bogotá par un commando du M19 en 1985. 


Au Musée National (Kra 7 # 28-66) du 14 septembre jusqu'au 27 mars 2011.

samedi 13 mars 2010

Le crabe sur le dos


Parc Tayrona, le 30 Octobre 2008. Crabe sur une plage de la côte caraïbe colombienne. Photo : D. Fellous/Libre arbitre

Sur les écrans de Bogotá depuis hier, une coproduction franco-colombienne, El vuelco del cangrejo (Le crabe sur le dos) d'Oscar Ruiz Navia, qui a déjà été récompensé par plusieurs prix dans des festivals  de cinéma en Europe et en Amérique Latine. L'histoire se déroule dans un village reculé de la côte pacifique colombienne, où Cerebro (Cerveau), le leader de la communauté afro-descendante autochtone s'oppose au projet de construction d'un hôtel sur la plage par le Paisa, un propriétaire terrien blanc. C'est dans ce contexte qu'arrive Daniel, un citadin étrange et silencieux, venu attendre l'arrivée d'un bateau qui puisse le sortir clandestinement du pays... 


La bande annonce (en espagnol) ci-dessous :

dimanche 15 novembre 2009

Orpaillage musical

Dans la communauté de petits mineurs indépendants de La Toma, près de Suarez, dans le Cauca, la fièvre de l'or n'a pas éteint la fibre artistique. Le groupe de percussions qu'ils ont formé n'utilise que les outils du chercheur d'or, brouette, machettes, et tonneaux, mais surtout la batea, cette "assiette" dans laquelle les orpailleurs agitent l'eau pour la faire déborder et ne conserver que les particules les plus lourdes, dont la poussière d'or. La batucada qui en résulte fait penser aux Tambours du Bronx, mais évoque aussi le travail quotidien des musiciens/mineurs, dans une chorégraphie basique mais efficace.



En tout cas, ils ont trouvé un bon filon ; et si ils enregistraient un CD, ce serait bien le comble qu'il ne devienne pas disque d'or !